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TOPMODEL
TOPMODEL (Beven and Kirkby 1979 ; Beven et
al. 1995 ; Beven 1997) est un modèle hydrologique distribué
fondé sur le concept d'aires contributives variables, initialement
proposé par Cappus (1960). Ce modèle prédit,
à chaque pas de temps, la distribution spatiale du contenu
en eau au sein des différentes mailles du modèle numérique
de terrain (MNT) du bassin versant considéré. Ce contenu
en eau est calculé en fonction de la distribution d'un indice
de similarité hydrologique et du déficit en eau moyen
sur le bassin versant. Initialement, l'indice de similarité
hydrologique était un indice topographique "pur"
exprimé comme k = ln(a/tanb)
où a est l'aire drainée par unité de
largeur de versant (m) et tanb (-) la
pente topographique locale utilisée comme approximation du
gradient hydraulique de la nappe perchée. Le déficit
moyen est calculé à partir d'un bilan d'eau à
chaque pas de temps (Beven et al. 1995).
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TOPODYN
TOPODYN est un nouveau modèle hydrologique
résultant des travaux réalisés au LTHE pour
l'adaptation de TOPMODEL au contexte de l'hydrologie des régions
méditerranéennes. Deux nouvelles fonctionnalités
sont à signaler :
- une évaluation améliorée du bilan en eau
permettant une meilleure satisfaction de la conservation de la
masse (Saulnier et Datin 2000, Habets and Saulnier 2001).
- La prise en compte explicite de la variabilité spatiale
de la pluie (Datin 1998) par le biais d'un indice dynamique de
similarité hydrologique défini comme :

où a i,t (m)
est la surface drainée par unité de largeur de
versant, tanb i (-)
la pente topographique locale et R i,t (m/h)
la recharge de la nappe perchée. Celle-ci est autorisée
à varier dans l'espace en fonction de la pluie, ce qui
conduit également à considérer des aires
drainées variables (entre 0 et la surface drainée
"topographique") pour chaque pixel.
TOPODYN est utilisé en mode "événementiel"
et peut éventuellement prendre en compte la variabilité
des caractéristiques des sols sur le bassin versant. Comme
TOPMODEL, il requiert le calage de 4 paramètres : Ko (m/h)
et m (m), la conductivité à saturation
et le paramètre de forme de la courbe de décroissance
exponentielle de la transmissivité du sol avec la profondeur,
SRMax (m), le niveau maximal d'un réservoir représentant
les pertes par interception et dans la zone racinaire, Inter (m/h),
le taux maximum de perte par interception et évapo-transpiration.
A chaque pas de temps, les flux drainés depuis les réservoirs
de sub-surface sont transférés à l'exutoire
par un algorithme de routage fondé sur le concept de courbes
isochrones. Le ruissellement direct des zones contributives est
par ailleurs convolué avec l'hydrogramme unitaire déduit
de la méthode DPFT-Erudhit (Duband et al., 1993).
La figure ci-contre, extraite de Datin (1998) illustre les différences
de fonctionnement de TOPMODEL et TOPODYN pour l'un des 35 événements
modélisés sur l'Ardèche à Vogüé
(635 km2), événement
présentant une forte variabilité spatiale de la pluie.
La prise en compte de cette variabilité par TOPODYN a permis
une bonne reconstitution du débit de pointe largement sous
estimé par TOPMODEL.
On se propose de poursuivre le développement de TOPMODEL
et TOPODYN dans le cadre de l'OHM-CV et, en particulier, de tester
l'influence de la variabilité spatiale de la pluie (observée
à l'aide des radars et des réseaux de pluviomètres
et simulée à l'aide des modèles atmosphériques)
sur la réponse d'un ensemble de bassins versants cévenols.
Voir aussi : Reconstruction de la crue majeure du 8-9 septembre 2002 dans le Gard
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