Opérateur d’observation GPS
Le potentiel des données des campagnes GPS de l’OHM-CV pour la
prévision à haute résolution des systèmes fortement précipitants est
actuellement étudié à la fois pour la validation des modèles numériques et
l’assimilation de données. Une première étape de cette étude consiste à
développer un simulateur/opérateur
d’observations GPS dans les modèles atmosphériques pour comparer au plus proche le modèle avec les paramètres mesurés. Ainsi, le calcul des délais zénithaux totaux et
humides, ainsi que celui les délais obliques et les gradients associés ont été développés dans les post-traitements
du modèle MESO-NH.
Ces estimations d’observables permettent de
réaliser une validation du contenu en
vapeur d’eau intégré simulé. Par exemple, les observables GPS ont été estimés sur la situation des inondations
du Gard de septembre 2002 pour des simulations MESO-NH utilisant différentes conditions initiales et comparés
aux observations (Brenot et al, 2004). La comparaison aux données GPS (1ère figure ci-contre) montre une forte
sous-estimation du contenu en vapeur d’eau dans la région du système
convectif pour la simulation ayant pour
conditions initiales l’analyse ARPEGE ; l’utilisation d’une analyse de
méso-échelle prenant en compte à la fois les observations de surface et les
réflectivités radar conduit à une
meilleure simulation de la vapeur d’eau troposphérique, qui set traduit
également par une meilleure prévision des précipitations (2ème figure ci-contre).
Opérateur d’observations radar :
Un simulateur/opérateur d’observations radar est
également développé pour le modèle MESO-NH et le futur modèle opérationnel de
Météo-France AROME. Ce simulateur de réflectivités radar prend en compte à la
fois la géométrie du faisceau radar et la diffusion du signal par les hydrométéores. Ce simulateur, construit
de façon modulaire, offre un ensemble
d’options de niveaux de complexité différentes : diffusion de
Rayleigh/Rayleigh-Gans/Mie/Matrice T, prise en compte on non de l’atténuation
par les précipitation, courbure du faisceau avec rayon effectif ou selon le
gradient de l’indice de réfractivité,… Les tests de sensibilité à ces
différentes options ont permis de spécifier l’opérateur d’observations pour
AROME (Caumont et al, 2004).
Les expérimentations de balayage volumique en 2002
et 2003 pour les radars de Bollène et Nîmes du réseau ARAMIS de Météo-France
ont fourni des données à plusieurs sites d’élévation permettant une comparaison
plus fine des simulations atmosphériques. La 3ème figure ci-contre présente une comparaison au
site 1,2°du radar de Bollène pour la
situation des inondations du Gard des 8-9 septembre 2002.
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