OHM-CV : Modélisation atmosphérique - Sensibilité aux conditions initiales

   


 

Sensibilité aux conditions initiales

L’intérêt d’analyses d’observations de mésoéchelle pour améliorer la simulation à quelques kilomètres de résolution des évènements fortement précipitants du pourtour méditerranéen a été examiné sur plusieurs cas d’étude : 3-4 oct. 1995 et 13-14 oct. 1995 (Ducrocq et al, 2002), 6-7 oct. 2001 (Yates, 2000), 8-9 septembre 2002 (Ducrocq et al, 2004). La procédure d’initialisation à mésoéchelle développée par Ducrocq et al (2000) a été appliquée à l’ensemble de ces cas. Cette procédure réalise une analyse à mesoéchelle des observations de surface à l’aide d’un module d’interpolation optimale (DIAGPACK associé au modèle ALADIN de METEO-France), puis un ajustement en humidité et hydrométéores sur la base des réflectivités radar du réseau ARAMIS de Météo-France et des températures de brillance infrarouge METEOSAT. Sur l’ensemble des cas, il est montré que l’utilisation de conditions initiales de mésoéchelle améliore la prévision MESO-NH des précipitations. En particulier, sur le cas des inondations du Gard, l’analyse à mésoéchelle des données de surface permet de localiser correctement le point d’ancrage du système convectif de mésoéchelle quasi-stationnaire responsable d’une part importante des précipitations. En complément des observations de surface, l’utilisation de données radar et satellitaires pour initialiser le modèle permet d’améliorer également les quantités de précipitations prévus sur ce cas.

        

Contribution de Véronique Ducrocq (CNRM) et Sandrine Anquetin (LTHE)