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Bollène 2002
Un protocole de balayage
volumique a été mis en oeuvre durant l’automne 2002 sur le radar bande S de
Bollène (Figure 1). Il comporte 8 angles de site balayés toutes les 5 minutes
avec un « entrelacement » d’angles aux sites élevés pour garantir une
meilleure exploration volumique de l’atmosphère au pas de temps de 10 minutes.
Il a été possible d’échantillonner un nombre conséquent d’épisodes pluvieux,
dont l’événement catastrophique des 8-9 septembre 2002 dans le Gard (Figure 2).
Plusieurs méthodes de traitement innovantes ont été développées (Delrieu et al.,
2009) :
Identification dynamique des
échos
Celle-ci repose sur un critère de variabilité tir à tir
de la réflectivité, acquis parallèlement à la valeur de réflectivité moyenne
elle-même, pour chaque maille cartésienne (taille 1 km2).
L’algorithme développé utilise à la fois les données de temps sec et les
données de l’image en cours pour raffiner le traitement des échos fixes
observés de façon systématique (échos liés à la présence du relief) ou
occasionnelle (propagation anormale). Par rapport aux algorithmes classiques
(Figure 3), on préserve mieux l’information pluie dans les zones d’échos fixes
connues et l’on traite efficacement les échos de propagation anormale.
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Figure 3 |
Identification des types de
pluieIl s’agit de déterminer de façon automatique les zones de
pluie à caractère convectif, stratiforme ou de transition en vue d’un
traitement spatialement différencié des effets liés au PVR et/ou au choix de la
relation réflectivité-intensité. On a adapté les algorithmes de Steiner et al
(1995) pour la détection des zones convectives et de Sanchez-Diezma et al.
(1999) pour la détection de la bande brillante, caractéristique des zones de
pluies stratiformes. A l’aide de l’information volumique, l’algorithme classe
les pixels en 4 catégories : convectif, stratiforme avec bande brillante,
autre (transition ou stratiforme avec bande brillante non observable) et sans
pluie (Figure 4).
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 Figure 4 |
Identification conditionnelle
du profil vertical de réflectivité (PVR)
Pour les trois classes de pixels
pluvieux, on identifie un PVR moyen à l’aide de la technique d’inversion
proposée par Andrieu et Creutin (1995), généralisée au cas d’un radar
multi-sites par Vignal et al. (1999). La méthode originale a été adaptée pour
travailler sur des supports géographiques variés et variables au cours du
temps. La stabilité de l’inférence est assurée par la prise en compte des
données à plusieurs pas de temps successifs et l’utilisation d’information a priori.
L’importance des phénomènes de lissage du PVR par le faisceau radar a été
confirmée, y compris aux courtes distances, et la diversité des profils estimés
pour les zones convectives et stratiformes est très significative au dessus de
1500 à 2000 m (Figure 5).
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 Figure 5 |
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