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La technique de critique des données pluviométriques s’appuie sur le variogramme
qui est défini comme la demi-espérance
des carrés des différences entre les valeurs de pluie
observées aux différents postes pluviométriques, en
fonction de leur interdistance.
La technique de critique considère l’ensemble
de la distribution des carrés des différences dans chaque
classe d’interdistances (voir figure ci contre) avec un intérêt particulier
pour les points situés au-delà du quantile 95 %. On
identifie ainsi un ensemble de pluviomètres présentant des
écarts anormaux avec leurs voisins et l’on étudie ensuite
en détail leurs données.
Figure ci-contre : Illustration de la méthode de critique des
données pluviométriques pour le cas des 8-9 septembre
2002 au pas de temps événementiel.
(a) Carte des
cumuls de précipitation obtenue par krigeage des
données pluviométriques sur une fenêtre centrée sur
la zone touchée ;
(b) Nuage de points correspondant
aux carrés des différences (petits points) en fonction de
l’interdistance, avec la valeur moyenne du variogramme
dans chaque classe (trait horizontal), le modèle de
variogramme ajusté (courbe continue) et le quantile
95 % (traits horizontaux pointillés) de la distribution
des carrés d’écarts dans chaque classe de distance.
(c), (d) et (e) : Les graphes c, d et e mettent en exergue les carrés des
différences (carrés) relatifs à trois stations « suspectes ».
(c) Cas de Sommières, facile : la station présentant une valeur 10 fois plus
faible que ses voisins (20 mm au lieu de 200 mm
environ).
(d) Cas de Colognac, plus difficile : une valeur de 165 mm est observée dans
une région à fort gradient (entre 200 et 695 mm pour les
stations voisines) ; l’analyse des hyétogrammes a permis
d’identifier une panne de transmission des données au
cours d’une partie de l’événement.
(e) Cas d’Anduze, un contre-exemple : cette station, où le cumul maximum
a été observé, montre des carrés d’écarts forts avec
ses voisins proches et lointains sans que l’on puisse
considérer cela comme irréaliste.
Les deux derniers
exemples montrent que la méthode ne saurait être
automatisée et qu’il est indispensable d’étudier
au cas par cas les stations suspectes, ce qui rend
ces opérations de critique très lourdes.
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