Partenaires

LTHE



Rechercher

Accueil du site >

Tournée IGS 2009

Nous assistons aujourd’hui à un intérêt toujours plus fort, dans le monde, pour les nombreuses branches du domaine de la glaciologie. Les divers problèmes de ressources en eau des glaciers, mais aussi leur témoignage du réchauffement climatique actuel en sont les principales causes.


Qu’est -ce que l’IGS ?

La Glaciological Society a été fondée en 1936 par G. Seligman, sous la forme d’une organisation dont le but était de stimuler la recherche et l’intérêt dans et pour les problèmes pratiques et scientifiques concernant la neige et les glaciers.
Elle est devenue en 1972 l’International Glaciological Society avec des adhérents de plus de 30 pays. Aujourd’hui, les objectifs de l’IGS restent les mêmes à ceci près qu’elle est à l’origine de nombreuses publications : le célèbre Journal of Glaciology qui paraît 3 fois par an, le Annals of Glaciology, le bulletin ICE (Nouvelles de l’IGS) et d’autres publications telles que livres et monographie. Enfin, l’IGS parraine des conférences, des réunions sur le terrain et des colloques.
L’IGS est organisée en différentes sections territoriales, de par le monde. Notre Section des Alpes Occidentales (SAO) regroupe des régions de langues latines : la France (Alpes et Pyrénées), l’Espagne, l’Italie (sauf la partie orientale) et la Suisse (francophone et italophone).
La tournée de l’IGS-SAO 2009

C’est dans ce cadre qu’a lieu chaque année la tournée de l’IGS-SAO (Section Alpes Occidentales). Une année sur deux, elle a lieu sur le territoire de la Section et dure 3 à 4 jours, l’autre année elle se déroule dans des pays glaciaires lointains, et dure 2 à 3 semaines.
Pour celle d’août 2009, le LTHE était représenté par Charles Obled, professeur INPG-LTHE, et 2 doctorants, Davide Ceresetti et Aurélien Claude.
Pour renforcer encore l’intérêt de cette tournée, nous sommes partis un jour plus tôt afin de visiter le barrage de Mauvoisin, invités par M. Kurt SEILER, chef d’exploitation et membre de la section IGS-SAO, et nous avons fait un détour en rentrant pour voir le barrage de Hongrin.

Bassin versant partiel et retenue du barrage de Mauvoisin (Suisse)

La page de Davide Ceresetti retrace en images les grands moments de la tournée.

Le compte-rendu rapide des 4 jours de la tournée par Gérard Bocquet.

 

Les commentaires des 2 doctorants
Ce fut une expérience très riche au point de vue scientifique, grâce notamment aux profondes connaissances de Philippe Schöneich, organisateur de cette tournée et ayant réalisé sa thèse sur le massif des Diablerets, et bien-sûr, à celles des participants provenant d’horizons différents (géologues, hydrologues, géomorphologues, glaciologues, etc.). D’autant plus que la tournée nous permit de découvrir une très belle région de la Suisse Vaudoise et Valaisanne (cf. liens ci-dessus). Nous ne pouvons qu’encourager les autres doctorants concernés par ces problématiques à venir participer aux prochaines aventures de l’IGS-SAO, que nous remercions une fois de plus.

Aurélien Claude et Davide Ceresetti

 

Le mot de Charles Obled
Je “ milite ” pour cette activité très épisodique (4 jours tous les deux ans pour la petite tournée…), qui est parfois regardée avec condescendance par la communauté scientifique “ dure ”.
Pourtant, de manière systématique, l’organisateur se démène pour inclure et faire passer un maximum d’informations scientifiques et techniques sur le contexte particulier qu’il nous présente. J’en ai plusieurs fois “ récupéré ” une partie pour les voyages d’études d’HMG. Cette année par exemple, il y a eu un volume attribué à la micro-hydraulique et aux ressources en eau potable qui a surpris certains participants.
Je trouve aussi que pour nos jeunes doctorants, souvent plantés derrière leurs écrans, c’est une mise en situation intéressante, et pour les seniors une occasion de découvrir des éclairages et des problèmes nouveaux, avec des compléments en géomorphologie, en hydrologie karstique, en risques de crues et laves torrentielles, etc.
J’imagine bien que nos collègues IRD, très souvent sur le terrain, en ressentent moins le besoin… ! Mais j’espère que l’on continuera à encourager nos jeunes et moins jeunes à y participer, et même à y contribuer en proposant, pourquoi pas, une prochaine tournée sur la Durance ou la Haute Isère, ou le/les sites ateliers que nous aurons retenus.

Charles Obled

par Aurélien Claude.